Nadal a inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros pour la 10e fois

Nadal a inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros pour la 10e fois

Rafael Nadal a inscrit son nom au palmarès de Roland-Garros pour la 10e fois de sa carrière, un exploit jamais accompli, ni même approché, dans l’histoire des tournois du Grand Chelem. Pour accomplir sa “decima”, le Majorquin a nettement dominé le Suisse Stan Wawrinka en finale (6-2, 6-3, 6-1).

Le verbe décimer se conjugue donc parfaitement en espagnol… Rafael Nadal l’a fait. Le Majorquin est allé conquérir sa “decima”, sa dixième victoire à Roland-Garros. Un exploit sans commune mesure dans l’histoire du tennis, qui en dit long sur la place qu’occupe l’Espagnol dans le gotha de son sport. Jamais un joueur, dans l’ère Open, n’a remporté plus de 7 fois le même tournoi du Grand Chelem. Nadal a donc repoussé les limites du possible jusqu’à un double chiffre, un territoire que seule Margaret Court, et ses 11 victoires à l’Open d’Australie dans un autre temps, était parvenue à explorer.

Le plus fort est sans doute la manière avec laquelle Nadal a conquis toutes ses couronnes, et en particulier la dernière. Comme à ses plus belles heures. Celles d’avant 2015, cette année de doute (vite oublié) qui avait fait courir l’idée d’un possible déclin, que “Rafa” a repoussé avec autant de classe et d’aisance que Roger Federer en début d’année à l’Open d’Australie. C’est dire. Ultra-dominateur cette saison sur terre battue, Nadal a une nouvelle fois écrasé le tournoi, du 1er tour jusqu’à cette finale à sens unique contre Stan Wawrinka (6-2, 6-3, 6-1).

En face de lui, Nadal avait pourtant un joueur qui avait remporté ses trois premières finales de Grand Chelem, en terrassant à chaque fois le n°1 mondial. Un joueur qui avait déjà su se mettre en travers de l’histoire à Roland-Garros, il y a deux ans, en privant Novak Djokovic de la dernière couronne qui lui manquait, que le Serbe pensait avoir chipé à Nadal en quarts de finale. Mais voilà, si battre un n°1 mondial en finale de Grand Chelem est en soi un authentique exploit, s’attaquer à Nadal en finale de Roland-Garros est le “challenge ultime” en tennis, comme l’avait confié le Suisse lui-même il y a deux jours, conscient qu’il ne défierait pas simplement le n°1 de son époque, mais plutôt le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue. Dans un cadre où il n’a jamais perdu après les quarts de finale.

Wawrinka sans solution
Wawrinka n’a vraiment rivalisé que lors des quatre premiers jeux, où les deux hommes, hésitants et tendus, ont empilé les fautes directes en coup droit (on en recensait déjà 16 au début du cinquième jeu). Quand Nadal s’est mis à se régler, le premier, les jeux ont défilé en sa faveur. Deux ans après son récital en finale contre Djokovic, deux jours après cette demi-finale où il a été formidable d’engagement et de combativité contre Murray, Wawrinka n’a jamais pu rentrer totalement dans son match. On a très vite vu le Suisse se tapoter le crâne, là où il pointe son index dans les grands jours, puis jeter des regards désespérés vers son clan. Et enfin fracasser sa raquette, rageusement, à la fin du deuxième set.

On a même vu Wawrinka applaudir Nadal, après un échange sur la diagonale que tout le monde attendait : l’opposition entre deux des coups les plus destructeurs de l’histoire du tennis, le fameux coup droit lifté du Majorquin et le revers à une main titanesque du Vaudois. Sur un revers croisé de “Stan”, “Rafa” a lâché un coup droit en bout de course, venu raser le filet pour terminer en pleine lucarne. Le coup de cette finale. Le symbole de la domination nette de l’Espagnol, sans faille (27 coups gagnants, 12 fautes directes).

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